Living Lab

Premier Living Lab sur l’arthrose du genou au Canada

En juillet 2011, Ergoresearch a procédé à l’aménagement du Complexe ERGO situé à Laval. Il abrite le siège social, les services cliniques d’orthèses générales et plantaires ainsi que tout le volet de recherche, développement et fabrication d’Ergoresearch.

Ces nouvelles infrastructures font partie des assises de la croissance future de l’entreprise et ont permis d’accueillir le premier Living Lab en arthrose du genou au Canada. Le Living Lab adresse l’une des problématiques les plus importantes du domaine de la santé : l’arthrose du genou. La prévalence croissante de la maladie, les coûts prohibitifs associés à son traitement et l’absence de solutions efficaces ont été les déclencheurs à la base des investissements importants dans ce projet. La direction y voit une véritable opportunité d’affaires pour l’avenir de la société.

Afin de mener à bien son projet, l’entreprise a développé des plateformes d’analyse et de mesure de la biomécanique de l’appareil locomoteur en plus d’adapter, à ses besoins, un progiciel de gestion intégrée (PGI/ERP). La société n’hésite pas à utiliser des logiciels libres, des plateformes technologiques novatrices et des assistants virtuels pour organiser son activité. C’est tout ce développement, combiné aux évidences cliniques dégagées du Living Lab, qui permet la croissance du groupe et le succès de son programme d’acquisition.

 

A. Pourquoi l’arthrose du genou

L’arthrose est la forme la plus courante d’arthrite et l’une des causes principales d’incapacité fonctionnelle. Cette maladie peut survenir à tout âge mais le vieillissement est cependant l’un des principaux facteurs de risques. L’apparition de l’arthrose se fait généralement à partir de la cinquantaine, la prévalence augmente ensuite avec l’âge.

L’arthrose du genou est dans le périmètre d’activités d’Ergoresearch. Sa pathologie intéresse essentiellement les professionnels de la santé déjà touchés par les activités de la société. L’orthèse plantaire de gonarthrose WebFit, fabriquée exclusivement par Ergoresearch, a d’ailleurs démontré un effet bénéfique remarquable sur la condition des patients atteints de gonarthrose.

Enfin, tous les traitements proposés ont pour objectif de ralentir l’évolution de la maladie et de soulager la douleur mais aucun traitement curatif n’existe encore. À ce jour, seule la chirurgie totale du genou donne de bons résultats. Elle est cependant très coûteuse (plus de 40 000 $), invasive et la réadaptation est souvent très longue. En général, les chirurgiens orthopédistes la recommandent seulement lorsque les traitements mécaniques et métaboliques (anti-inflammatoires, corticoïdes, etc.) ne procurent plus d’amélioration fonctionnelle ni de soulagement des douleurs. Un  arsenal de traitements non pharmacologiques est cependant disponible : exercices, perte de poids, viscosuppléance, aide à la marche, orthèses plantaires et orthèses de genou. Même s’il existe une trentaine de ces traitements, aucun ne procure une amplitude d’effet supérieur à 0,8 − seuil au-delà duquel le soulagement de la douleur est significatif. La conséquence est tragique pour les patients qui se voient contraints de faire appel à plusieurs intervenants de la santé pour trouver des services conseils et traitements efficaces. Les démarches sont complexes, longues et généralement peu probantes. Par surcroit, elles accentuent la pression sur le système de santé.

 

B. Création du premier centre transdisciplinaire spécialisé en traitement de l’arthrose du genou : le Living Lab

Pour pallier à cette lacune, Ergoresearch a aménagé un premier centre d’excellence en prévention et traitement de l’arthrose dans son Complexe ERGO de Laval. Ce concept unique permet de :

  • Regrouper, sous un même toit, des expertises médicales et paramédicales complémentaires;
  • Offrir des modalités alternatives aux approches traditionnelles;
  • Réaliser un ambitieux programme de recherche et développement pour, entre autres, intégrer les technologies de l’information et de la communication comme moyen de diagnostic, mesure, et de suivi;
  • Instaurer une veille technologique active et une formation continue des professionnels impliqués.

Le Living Lab regroupe des médecins spécialistes, omnipraticiens, kinésithérapeutes, orthésistes, physiothérapeutes et nutritionnistes. Les objectifs prioritaires de l’équipe sont de réduire la douleur des patients, d’améliorer leur qualité de vie, d’augmenter leur niveau d’activité et de retarder, voire éviter la chirurgie.

Le concept vise à offrir une prise en charge des patients souffrant d’arthrose. L’approche propose l’une ou l’autre ou, bien souvent, une combinaison de modalités. Le plan de traitement (aussi appelé ordonnance collective) assure aux patients une amplitude d’effet optimale et une diminution rapide des douleurs.

Les fondements mêmes du Living Lab reposent sur l’utilisation de nouvelles technologies. Les patients qui se qualifient sont invités à participer à divers projets de recherche. Parce qu’ils sont au cœur du concept, le centre se définit comme le premier Living Lab spécialisé en arthrose du genou. Le concept a l’avantage de permettre le développement de technologies dans un cadre clinique rigoureux où les bénéfices concrets pour les patients sont au cœur des préoccupations de tous les membres de l’équipe et guident leurs priorités.

L’approche Ergoresearch mise sur  l’intégration des technologies existantes, l’innovation et le développement de technologies nouvelles.  L’apport  d’intelligence artificielle au processus clinique traditionnel et l’emploi des modalités les plus efficaces sur le marché pour soulager les douleurs liées à l’arthrose en fait un concept unique et des plus efficaces.

 

C. Mise en œuvre

Alliances stratégiques et réseaux

La réalisation du projet s’appuie sur le développement de réseaux de collaborateurs. Plusieurs alliances ont été conclues avec des centres de recherche publics et des entreprises privées. Des institutions telles l’Université Laval et le nouveau Centre de solutions technologiques en orthèses & prothèses (CSTOP) affilié au Collège Mérici de Québec sont impliquées. D’autres associations ont également été réalisées, afin de développer le système expert, avec le Centre collégial de transfert de technologie (CCTT), le Centre d’excellence des technologies textiles de Saint-Hyacinthe (CTT) et le Centre collégial de transfert technologique en optique-photonique de La Pocatière (OPTECH).

Plusieurs alliances stratégiques avec des entreprises privées liées aux technologies de l’information et de la communication ainsi qu’au domaine pharmaceutique ont aussi été paraphées.

 

D. Travail transdisciplinaire et uniformisation des pratiques cliniques

C’est bien connu, la formation et la culture des professionnels de la santé incitent peu au travail en interdisciplinarité. Il fallait donc sélectionner et regrouper les professionnels, leur faire partager visions et expériences et susciter le compromis afin de composer des plans de traitements individualisés. Le travail en collégialité des professionnels de la santé permet ainsi d’améliorer les pratiques individuelles et l’intelligence collective, les champs de compétence de tous les intervenants étant plus étendus et les pratiques plus uniformes.

La consignation des pratiques cliniques et des données probantes est impérative, les protocoles à succès du Living Lab étant un actif rediffusé à travers le réseau de filiales d’Ergoresearch.


Entrevue avec un médecin − Arthrose du genou